Les PRAPORCIITCHIKS и L'amiral.

Читаю книгу Л. Грондиса "Война в России и в Сибири". Париж. 1922 г. На хранцузском, так что мало чего понятно. Приходится переставлять главы в гугл-транселейт и колдовать. Главы о революции и ПМВ я пока пропустил, читаю за Сибирь. Пока что ничего особенного, что бы мы и так не знали. Ну там, благородный адмиралЪ, который потерял доверие населения, жирующие тылы и бездарное офицерство... Вот, к примеру, отрывок про колчаковских прапорщиков. Содержание - вполне предсказуемое: почти все офицеры прапорщики, идейных мало, штабы раздуты, а монархисты из кадровых офицеров, вместо того, чтобы идти на фронт, сидят по тылам, дуют водку и говорят, что не будут воевать, пока Колчак не вернет монархию. Хруст французской булки, хе-хе-хе.
Вот этот отрывок в оригинале для желающих. С.517-520. А книга целиком здесь: http://openlibrary.org/books/OL14017582M/La_guerre_en_Russie_et_en_Sib%C3%A9rie.

Les PRAPORCIITCHIKS.
Il est certain que le gouvernement de l'amiral se trouva — peut-être à cause de son origine — dans l'impossibilité de diriger ses officiers là où ils pourraient être le plus utilement employés. Les villes sibériennes sont remplies d'officiers de métier, qui refusent de se battre au front. A Kharbine, ils ont usurpé des postes administratifs, et on les y maintient, soit «en vue des mobilisations futures», soit «parce qu'il serait une illusion de former des régiments russes sans un bataillon d'étrangers pour y maintenir la discipline C). A Tchita et au Transbaïkal, où le gros travail est fait par les Japonais, les régiments de Semeonof sont soustraits au front de l'Oural, d'abord parce que l'amiral n'a pas voulu reconnaître à leur chef sa dignité d'ataman des cosaques d'Extrême- Orient, et quand il aura été reconnu, parce que leur présence sera devenue indispensable au front du Transbaïkal . A Irkoutsk, on est monarchiste : « Tant que Koltchak ne se prononce pas pour le rétablissement d'une monarchie, nous ne voyons pas pourquoi nous nous battrions! », me déclarent les officiers russes. Et ainsi de suite. A Omsk même, un entassement considérable se fait d'officiers excellents, jeunes et qui ont donné des preuves au front allemand des meilleures qualités militaires.
On a parfois l'impression que le ministère de la Guerre a créé des bureaux (^) pour en embusquer, tellement est énorme leur nombre sur les trottoirs de la ville, et tellement scandaleux, si l'on pense à la pénurie de chefs expérimentés au front. Tout cela est d'autant plus regrettable, que cette classe d'officiers se considère comme héritière des meilleures traditions de l'ancien régime et comme l'espoir de la Russie symbolique. Si, dans les speechs officiels, ces militaires se dressent comme (( un mur en face du désordre et de l'anarchie », on ne peut s'empêcher de craindre qu'il ne puisse résister à des chocs vigoureux depuis que l'attachement au légitime chef de l'Etal — ce ciment qui en joignait les pierres, — s'est volatilisé. Cela a été ainsi dès le commencement de l'action du Directoire d'Oufa. A la fin d'octobre 1918, les généraux Sirovy et Diterikhs, nommés commandant en chef et chef d'état-major du groupe d'armées, trouvèrent en arrière du front une situation ahurissante. Des milliers d'officiers, rescapés de Russie, s'étaient réunis en 160 états-majors, avec leurs ordonnances pour seuls soldats. Entre autres, un corps d'armée, comptant 60 militaires, parmi lesquels 24 officiers, tous occupés dans les bureaux de l 'état-major, avait soustrait au front des canons. (M Pai' exemple une batterie sans canons, où, à Omsk, 17 officiers furent employés. mitrailleuses, munitions, qu'on gardait quelque part, en arrière du front, en attendant que les soldats se présentassent pour les organiser! Il fallait les arrêter et envoyer, munis de fiches, chez les commandants des régions militaires en lesquelles on avait divisé la Sibérie! Tous ces milliers d'officiers, que seul un Kornilof eût contraints, par son magnifique exemple, de prendre le fusil et le sac au dos, l'amiral n'a jamais réussi à les envoyer là où leur activité aurait été indispensable.
Quand je me rendis au front (mars 1919), la situation au corps d'officiers était la suivante : dans les régiments, 5 % officiers du métier, et plus que 70% de praportchiks. Pour ne nommer qu'un seul exemple : au 45 régiment, je trouvai 58 officiers, parmi lesquels 3 officiers du métier. Ce sont : le colonel, son aide (un lieutenant-colonel) et un capitaine sans protection et négligé par le sort au cours de la grande guerre. Le premier a pris service pour des raisons patriotiques, le second, vieillard de 60 ans, pour venger sur les rouges sa femme et sa fille, indignement maltraitées par des soldats rouges. Parmi les 55 officiers de réserve, je trouve 4r praporchtchiks. Ce sont les praporchtchiks qui forment les jeunes classes, qui font les reconnaissances dans cette guerre, où le? officiers ne sont faits prisonniers que pour être martyrisés, qui conduisent leurs hommes aux combats et qui ne peuvent pas se consoler avec les plaisirs pour lesquels leurs brillants camarades de céans s'embusquent dans les villes.
On se rappelle comment ces derniers se moquaient d'eux pendant la grande guerre, avec quelle véhémence on les accusait plus tard d'avoir répandu les idées révolutionnaires dans l'armée, ou du moins de les avoir trop tôt acclamées dans les
assemblées des soldats. Cela ne les a pas empêchés de se faire tuer aux attaques de juillet et août 1917. Et s'ils se sont, en officiers russes, trompés sur la portée d'événements qui, en somme, ont débordé le jugement de tout le monde, ils peuvent
se réclamer d'un nombre immense d'augustes exemples. Les matelots les tuaient, tout comme les officiers du cadre, dans les maisons de Sébastopol, Odessa et Kief, quand leur seul crime fut de porter des pattes d'épaule d'officier, et encore plus tard, à la seconde révolution, pour la seule raison d'avoir été des officiers.
On continue à se tenir, à leur égard, aux anciennes règles de promotion. Il y a des chefs clairvoyants — trop rares, hélas! — qui les distinguent dans la masse des jeunes. Ils y voient le pur métal dont seront forgés les futurs chefs de l'armée russe. Et un des côtés les plus tragiques du gigantesque conflit russe et illustré par le fait que ces praporchtchiks accusés d'avoir provoqué et préparé le bolchevisme dans l'armée russe, trouvent chaque jour, parmi leurs prisonniers, des officiers de carrière et leurs camarades de l'ancien régime.

Но мне больше понравилась встреча автора с адмиралЪом, который во время аудиенции тыкал ему в нос фотографии большевиков перед их повешением, и рассказывал, что большевики - евреи, латыши и дегенераты (с.524).

"Адмирал акцентировал во время наших бесед роль иностранцев (которых он видел среди латышей и евреев) продолжающих играть роль во всех подрывных движениях в России и в Сибири. Он показал мне несколько фотографий революционных комитетов (pétiorkas) Омска, Екатеринбурга и т.д.. Фотографии, сделанные в подвалах, просто, прежде чем повесить виновных, показали мне лица, искаженные ужасом от страха. "Это лица восьми заговорщиков Екатеринбурга, сказал он, - среди них, я считаю, двое русских, три еврея, три латыша. Посмотрите на лица этих двух россиян, не Douraki ли они (идиоты) и не видите ли в них образ самой России, неграмотной, малообразованной, которую соблазнил злой иностранец? Рétiorka Омска та же самая. Среди семи членов один русский, и это не самое интересное. Главный комиссар всегда прислан Троцким".

Ах, как мило! Адмиралъ как физиогномист и эксперт по взбунтовавшемуся дебильному быдлу. Не реакционер, нет, просто патриот!
Кстати, американцы у него тоже окружены евреями: "Их политика во многом еврейская политика, и здесь, в Сибири, они в основном в окружении евреев, русских подданных".
Значица, АдмиралЪ не был антисемитом, говорите? Ню-ню.
А окружение из евреев объясняется довольно просто - это переводчики из числа бывших евреев-эмигрантов, которые при царе-батюшке свалили за рубеж, а там американцы их навербовали служить в своем экспедиционном корпусе. Грондис приводит длиннющий список этих американских переводчиков в своей книге, опубликованный в "Вестнике Манчжурии" 8 сентября 1919 г.

5. — L'amiral.
J'ai eu deux fois le plaisir de causer avec l'amiral. Il est On loua, au début, la participation aux affaires de l'Etat de fonctionnaires jeunes, non compromis dans les bureaux de Vancien régime. Comme si l'on peut se passer de connaissances techniques, péniblement acquises petit, a des épaules carrées, et ne semble jamais quitter l'altitude du commandement. Un regard un peu fixe, mais honnête, une expression sympathique au visage. Pendant la conversation, un rien suffit pour qu'il s'emballe de façon inquiétante.
Quand il me parla de l'intervention américaine en Sibérie, il avait l'écume aux lèvres. Son entourage l'admirait beaucoup pour cette fureur facile, et y voyait je ne sais quelle force d'enthousiasme pythique, tandis que ce n'était qu'une dangereuse faiblesse. C'est une nature pleine de noblesse, mais dans le sens que les vieilles légendes russes nous ont conservée, excluant la souplesse, la ruse et presque la prudence. Il croyait fortement en ce qu'il faisait : cela est bien. Il faisait tout ce qu'il croyait, et cela est fort mal. Sa politique courait d'inspiration en inspiration, et changeait souvent du matin au soir.
II n'avait autour de lui que des « jeunes ». Pour un chef de détachement qui vit d'élans, rien de plus naturel. Pour un chef d'Etat, ce fut une fauté de principe : les jeunes n'étaient pas assez jeunes pour ne pas apporter à Omsk les jeunes espoirs d'une époque déjà ancienne. Il fallait de vieux rats, que l'âge avait détachés de leurs propres doctrines. On devinait en lui la tristesse d'un homme dont aucun effort n'aboutit au résultat. Il n'est pas assez général pour en imposer aux presque trois mille officiers qu'occupent les bureaux d'Omsk, et pas assez homme politique ponr conduire cette magnifique et tentante entreprise que serait la restauration de la Russie en son ancienne grandeur, froidement, logiquement, comme une affaire. Le choix d'un grand-duc C) eût été une faute (peut-être!), mais du moins les officiers se seraicnt-il.s rangés autour du chef, comme les détachements de communistes autour de l'anti-chef, et on aurait disposé d'un noyau sûr.
La force d'un régime réside surtout dans les croyances d'une petite élite, les autres s'en f... En Sibérie ne peut-on pas s'empêcher de croire que le prix de l'obéissance factice au chef suprême fut la facilité pour les suppôts du régime de se faire embusquer, et l'impunité de petits et grands délits.
L'amiral accentua pendant nos conversations le rôle que des étrangers (parmi lesquels il rangea les Lettons et les Juifs) continuent de jouer dans tous les mouvements subversifs en Russie et en Sibérie. Il me montra quelques photos de comités révolutionnaires (pétiorkas) d'Omsk, de lékatérinbourg, etc. Les photos, prises dans des caves, juste avant la pendaison des coupables, me montrèrent des figures caverneuses, atterrées par la peur. «Voici les noms des huit conspirateurs de lékatérinbourg, me dit-il, parmi eux je compte deux Russes, trois Juifs, trois Lettons. Regardez les faces des deux Russes : ne sont-ce pas des douraki (idiots) et ne voyez-vous pas en eux l'image de la Russie même, analphabète, mal instruite, séduite par des allogènes malins? Pour la pétiorka d'Omsk, la même chose. Parmi sept membres, un Russe, et ce n'est pas le plus intéressant. Le chef est toujours un commissaire, envoyé par Trotski»
Quant à la politique américaine, l'amiral la prétendit être infecte pour la Russie.
« Les Etats-Unis ont envoyé ici des représentants qui, étant aussi mal intentionnés que le président, et subissant de semblables influences, empirent la situation. On dit parfois que les Américains sont mal informés, mais ils savent autant que les autres puissances. L'attitude de leurs chefs. Graves, Robinson, Morris, et celle de leurs troupes, est telle qu'on les croirait tous envoyés en Sibérie dans le but d'y répandre le bolchevisme. Vous pouvez dire à qui vous voudrez qu'on les rappelle tous, que le mal qu'ils font est incalculable et que les relations entre la Russie et l'Amérique deviennent de plus en plus mauvaises.
Leur politique est largement une politique juive, et ici, en Sibérie, ils sont principalement entourés de Juifs, sujets russes. Quant aux autres puissances, nous n'avons à nous plaindre d'aucune d'elles. A plusieurs d'entre elles, nous devons beaucoup. (Ici l'amiral évite intentionnellement de préciser.) Mais au front nous n'avons besoin d'aucunes troupes étrangères (allusion à un secours japonais dans l'Oural, auquel le Japon a été peu favorable). Il ne faut pas que du sang étranger coule pour notre cause. Nous n'attendons de l'étranger que du secours en armes et munitions. » (с.522-526)

Это оооочень смешно особенно на фоне того, что в то же самое время уральские евреи жаловались Колчаку на пропаганду антисемитизма в войсках!
http://voencomuezd.livejournal.com/581546.html

Потом почитаю за Корнилова. Автор-жук, еще с Новочеркасска в событих гражданской участвовал, т.е. с первых дней, и даже в плен к большевикам, судя по содержанию, успел попасть.